RDC : La décision de Sama Lukonde freine la réforme dans le ministère de l’ESU (Analyse)

La décision du premier ministre Jean Michel Sama Lukonde Kyenge prise le mardi 28 décembre, celle de surseoir “jusqu’à nouvel ordre” l’arrêté du ministre de l’enseignement supérieur et universitaire portant désignation et nomination des membres des comités de gestion de quelques établissements de l’ESU signé le 23 décembre inquiète certains chefs d’établissements de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.

C’est la cas du professeur Jeannot Mpanya, directeur général de l’Institut Technique de Lubumbashi. Pour lui cette décision n’aurait pas sa raison d’être.”Je ne pense pas qu’on doit surseoir la décision du ministre sans fondement, parce qu’il y a des gens qui ont été limogés, ou ont perdu leurs postes, ou n’ont pas été reconduits. Ces personnes étaient fin mandat, ils veulent se comporter comme des chefs coutumiers qui gérent les universités publiques” a-t-il dit à Congo Uni.

Pour ce jeune professeur, cette décision du chef du gouvernement va freiner à un certain niveau le fonctionnement de notre système éducatif.

“Je pense que ce communiqué du premier ministre, ne nous permet pas de travailler comme convenu avec le ministre de l’Esu Muhindo Zangi , vous savez, il faut des réformes à tout les niveaux, et revoir notre système éducatif pour aller vers le système universel, qui est le LMD ; et c’est un systeme qui a beaucoup d’exigence”, a ajouté le professeur Jeannot Mpanya.

Pour lui, le ministre de l’ESU n’a commis aucun péché, il demande en outre au premier ministre Jean Michel Sala Lukonde de revoir sa décision pour que cet arrêté entre en vigueur.

“Nous avons suggéré, que les chefs d’établissements qui sont fin mandat puissent être remplacés, on ne voit pas en quoi le ministre Muhindo Nzangi a violé les textes qui régissent le fonctionnement de l’ESU. On comprend que les politiques cherchent à prendre les universités en otage alors que les universités sont apolitiques. Nous demandons au premier ministre de régler cette situation, le plus tôt sera le mieux. Pour que l’arrêté signé par le ministre puisse entrer en vigueur afin d’appuyer le changement au niveau de l’enseignement Supérieur et Universitaire”.

Il faut noter que le Chef du gouvernement justifie sa position par “des agitations constatées dans les milieux universitaires” suite à la publication dudit arrêté. Il explique que cette surséance va “permettre une dernière harmonisation de vues avec monsieur le ministre de l’ESU”.

Les instituts supérieurs et universités qui étaient visés par l’arrêté sont entre autres: UPN, IFASIC, ISP-GOMBE, ISPT-KIN, ISC-KIN, ISTM-KIN, ISTA-KIN, ISS-KIN, ISAU-KIN, ISAM-KIN, UNILU et UNIKOL.

Ruth KUTEMBA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partager